Récidiviste !
Le 14 septembre dernier, devant le congrès de la Fédération internationale des pharmaciens catholiques, le Pape Benoît XVI a appelé les pharmaciens à appliquer dans leurs officines la clause de conscience, qui leur permet de refuser de vendre des produits portant « atteinte à la vie humaine », à savoir, selon lui, les moyens de contraception. Cet appel intervient après l’autorisation, au mois de juillet, de la pilule abortive RU486 en Italie.
La promotion par l’Eglise catholique de l’utilisation de cette clause de conscience se répète régulièrement depuis les premières lois votées en faveur du droit à la contraception et à l’avortement. C’est une grave remise en cause de la laïcité : l’Eglise catholique essaie de faire primer les lois religieuses qu’elle édicte sur les lois de la République italienne. Un principe qui ouvre la voie à de nombreux abus.
Carine Petit
Article paru dans Osez le féminisme n°2