RASSEMBLEMENT de soutien aux femmes d'Hassi-Messaoud

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Rassemblement le lundi 10 mai de 18 à 20 heures, devant l'Ambassade d'Algérie, place Narvik, Paris 8ème pour exiger que l'Etat algérien, qui sait assurer la sécurité des compagnies pétrolières d'Hassi-Messaoud, assure aussi, par la loi, la sécurité des femmes qui y travaillent, et le droit qu'elles ont à y vivre et gagner leur vie
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Des femmes travaillant et vivant dans des habitations précaires à Hassi-Messaoud, une des villes les plus sécurisées d'Algérie, ont de nouveau été agressées, blessées et dépouillées de leurs biens par des bandes d'hommes encagoulés faisant régner la terreur, chaque soir, durant plusieurs semaines. Une terreur que ces femmes ont déjà connue le 13 juillet 2001, date à laquelle une horde de 300 hommes armés leur ont fait subir les pires atrocités.

Cette répétition n'est pas fortuite : c'est parce que les crimes de 2001 n'ont donné lieu qu'à une parodie de justice et sont, de fait, restés impunis que libre cours est donné à la haine contre des femmes qui vivent seules et gagnent leur vie, à la haine contre une indépendance considérée comme illégitime, parce que féminine.

Malgré les plaintes que ces femmes ont déposées au commissariat de police de leur quartier, aucune suite judiciaire n'a été engagée pour poursuivre les agresseurs. Les autorités algériennes restent dans le déni : à leurs yeux, il ne s'agirait que d'incidents isolés, de bavures, alors que ces femmes continuent à vivre la terreur au quotidien. Ce déni tend également à occulter les raisons de la présence de ces femmes à Hassi-Messaoud, à savoir le chômage qui les frappe ailleurs sur le territoire algérien et les pousse à venir travailler dans cette région.

Première liste des associations et partis signataires : Osez le féminisme, CNDF (Collectif national pour les droits des femmes, Marche Mondiale des Femmes, Pluri-elles Algérie, Réseau féministe " Ruptures ", AFMCI, WICUR (Women's Initiative For Citizenship and Universal Rights), ACB (Association de culture berbère), APEL (Association pour l'égalité par la loi), AMF (Association des Marocains de France), ATF (Association des Tunisiens de France), ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France), FASTI (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des Deux Rives), LDH (Ligue des droits de l'homme), Les Verts, Manifeste des libertés, NPA (Nouveau Parti anticapitaliste), PCF (Parti communiste de France), PG (Parti de gauche).

Un article de Caroline Fourest sur le sujet : http://carolinefourest.wordpress.com/2010/04/27/hassi-messaoud-cite-du-v...

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ECRIVEZ pour dénoncer ces violences !

Suite à la connaissance que nous avons eu de nouvelles violences faites aux femmes travaillant à Hassi-Messaoud en Algérie, vous trouverez ci-dessous un modèle de lettre / email à adresser à la rapporteure spéciale sur les violences faites aux femmes de l'ONU.

La lettre ci-dessous doit être adressée à : Madame Rashida Manjoo, Rapporteure spéciale sur les violences faites aux femmes, OHCHR-UNO, 8-14 Avenue de la Paix, 1211 Geneva 10, Switzerland , mail : vaw@ohchr.org

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Madame,

Je tiens à vous alerter des faits extrêmement graves qui ont lieu actuellement dans la ville de Hassi-Messaoud, base pétrolière du sud algérien.

Depuis plus de 2 mois, des femmes, venues des 4 coins du pays afin de subvenir au besoins de leurs familles travaillant dans les bases pétrolifères, se font agresser régulièrement la nuit. Elle sont violées, torturées, brulées vives. Leurs maisons sont saccagées et pillées par des hommes armés de gourdins, de haches, de couteaux, leurs têtes encagoulées ou même, à visages découverts. La plupart du temps, les femmes ont beau hurler, aucun voisin ne leur vient en aide. Lorsqu'elles se rendent au commissariat, elles doivent supplier pour que leurs plaintes soient enregistrées par des policiers méprisants. Ces crimes ne sont jamais poursuivis en justice.

Nous savons aussi que des meurtres ont eu lieu. Il y a une dizaine de jours une femme a été brûlée vive et se trouve actuellement dans le coma à l'hôpital de Ouargla.

Dans la nuit du dimanche 12 avril, les agressions ont redoublé. Les femmes que nous avons eu au téléphone parlent d'un imam qui aurait incité les hommes à passer à l'acte.

Ces crimes sont la conséquence directe de la tragédie du 13 juillet 2001 dont il est important de rappeler les faits : plus d'une centaine de femmes furent violées, torturées et enterrées vivantes par 400 à 500 hommes. Sur cette foule ayant commis ce pogrom, seuls vingt-neuf hommes ont été accusés. De ce nombre, 3 hommes seulement ont réellement purgé des peines. Les autres ont été condamnés par contumace ou encore, innocentés !

Aujourd'hui, dans cette atmosphère où l'impunité fait loi, les femmes sauvagement agressées ne savent plus vers qui se tourner. Devant la non assistance des pouvoirs publics, nous vous prions d'intervenir de toute urgence auprès du gouvernement algérien afin qu'il assure la sécurité et l'assistance légitimes de toutes ces citoyennes algériennes.

Veuillez agréer, Madame la Rapporteure spéciale, l'expression de nos sentiments les meilleurs

SIGNATURE
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